* *

Texte à méditer :  Car quoi de plus excusable que la violence pour faire triompher la cause opprimée du droit ?  Alexis de Tocqueville
* *
Figures philosophiques

Espace élèves

Fermer Cours

Fermer Méthodologie

Fermer Classes préparatoires

Espace enseignants

Fermer Sujets de dissertation et textes

Fermer Elaboration des cours

Fermer Exercices philosophiques

Fermer Auteurs et oeuvres

Fermer Méthodologie

Fermer Ressources en ligne

Fermer Agrégation interne

Hors des sentiers battus
Conscience de soi et essence

  "L'être conscient ne coïncide jamais avec ce qu'il aperçoit de lui-même ; il est au-delà de ce donné qu'il aperçoit : il a toujours à être. C'est pourquoi on ne peut jamais dire ce qu'il est ; il ne peut être défini, enfermé dans une essence. C'est ce qu'on a voulu exprimer en le caractérisant comme un être « qui n'est pas ce qu'il est, et qui est ce qu'il n'est pas ». Il n'est pas ce qu'il est, c'est-à-dire qu'il ne coïncide pas avec son être donné ; ce qu'il lui est actuellement donné d'être, s'il est par exemple envieux ou charitable, dès qu'il en prend conscience, il ne l'est déjà plus. Celui qui se connaît ou s'estime charitable, sa charité risque de tourner en vanité ; celui qui a conscience d'être envieux est par là même en mesure de se délivrer de son envie. L'être conscient est toujours à distance de lui-même et capable de devenir autre que ce qu'actuellement il est. Il n'est donc pas lié à ce que déjà il est ; il est, au contraire, tout ce qu'il est capable de devenir, tout ce qu'il a encore à être, et que pour le moment il n'est pas."

 

Joseph Moreau, "Nature humaine et existence", in Existence et Nature, 1962, PUF, p. 117.

 

Retour au menu sur la conscience


Date de création : 08/07/2019 @ 12:20
Dernière modification : 08/07/2019 @ 12:20
Catégorie :
Page lue 678 fois


Imprimer l'article Imprimer l'article

Recherche



Un peu de musique
Contact - Infos
Visites

   visiteurs

   visiteurs en ligne

^ Haut ^