* *

Texte à méditer :   C'est croyable, parce que c'est stupide.   Tertullien
* *
Figures philosophiques

Espace élèves

Fermer Cours

Fermer Méthodologie

Fermer Classes préparatoires

Espace enseignants

Fermer Sujets de dissertation et textes

Fermer Elaboration des cours

Fermer Exercices philosophiques

Fermer Auteurs et oeuvres

Fermer Méthodologie

Fermer Ressources en ligne

Fermer Agrégation interne

Hors des sentiers battus
DJ Premier à l'honneur
DJ Premier est considéré par beaucoup comme le plus grand DJ hip-hop de tous les temps. Que cette affirmation soit exagérée ou non, on doit reconnaître que DJ Premier (alias Primo pour les intimes) est l'un des rares DJs à posséder un style bien à lui, identifiable immédiatement pour l'oreille avertie (à base essentiellement de samples jazz et soul, et de scratchs percutants). Or, le style n'est-il pas la condition nécessaire et suffisante pour prétendre au titre de grand artiste ?
Pour rendre hommage à ce vétéran du rap, je vous propose mes dix morceaux préférés, où s'exprime à chaque fois avec simplicité et efficacité l'art subtil du sample.

  DJ Premier (de son vrai nom Christopher E. Martin
) a débuté sa carrière au sein du groupe Gang Starr, en duo avec le rappeur Guru (malheureusement décédé en 2010). Il était donc naturel de commencer par trois morceaux de cet inoubliable duo qui, au long d'une carrière de près de 20 ans et à travers 6 albums, a marqué l'âge d'or du rap.

Gang Starr - Words I manifest (remix) (No More Mr. Nice Guy, 1989). Premier album de Gang Starr, aux influences très jazz, et où DJ Premier n'hésite pas à multiplier les samples, même si on perçoit déjà le style minimaliste qui fera son succès, et l'usage caractéristique des scratchs. Ce remix de Words I manifest est symbolique de ce qui va faire la patte "Primo" : une pincée de jazz (le Night in Tunisia de Charlie Parker & Miles Davis), saupoudrée de soul/funk
(Bring it up (hipster's avenue) de James Brown).


Gang Starr - Code of the streets (Hard To Earn, 1994). Sur un sample de Monk Higgins, Little green apples, avec le classique Synthetic substitution de Melvin Bliss pour la batterie.
 

Gang Starr - Full clip (Full Clip: A Decade of Gang Starr, 1999). Premier fait une nouvelle fois mouche en samplant la reprise de Walk on by par Cal Tjader.



Rapidement, le talent de Premier l'a rendu incontournable pour tous les rappeurs à la recherche de respectabilité musicale. Les cadors de la scène new-yorkaise (mais pas seulement), se pressent pour enregistrer en studio en compagnie de celui qui incarne déjà l'esprit du hip-hop.

Nas
- Nas is like (I Am..., 1999). Ce morceau de Nas est devenu une sorte de mythe dans la communauté hip-hop. Outre qu'il signe la rencontre entre deux figures incontournables du rap new-yorkais (et donc du rap tout court), le sample principal utilisé par Primo a suscité longtemps les convoitises. Il est devenu une sorte de graal qu'il aura fallu attendre plus de 10 ans pour atteindre (le sample principal a été grillé en 2009). Dans le langage des "diggers", un "nas is like" en est venu à signifier un sample introuvable que tout le monde recherche. Cela ne doit pas faire oublier qu'il s'agit avant tout d'un grand morceau.



Rakim - When I b on tha mic (The Master, 1999). Devenu un monument rapologique grâce à son duo avec Eric B., et des albums désormais classiques, dont le mythique "Paid in full" (1987), Rakim a connu un vide dans sa carrière au milieu des années 90, et ce n'est qu'en 1997 qu'il sort son premier album solo "The 18th letter". En collaborant avec Pete Rock et DJ Premier, il fait de ce premier essai un succès, qu'il confirmera deux ans plus tard avec "The Master". Deux morceaux de ce second album sont à nouveau signés DJ Premier, dont l'excellent When I b on tha mic (la version clip en lien est une version censurée, les "niggaz" ayant été supprimés. La version originale est disponible aussi sur Youtube). Sample : la reprise par les Artistics de What the world is now is love (I Want You To Make My Life Over, 1970).
Finalement, c'est ce Rakim en solo que je préfère, et qui en fait selon moi le meilleur MC américain.

 


KRS-One - MC's act like they don't know (KRS ONE, 1995). Autre grand MC que DJ Premier a contribué à remettre sur le devant de la scène, KRS-One nous prouve avec
MC's act like they don't know qu'il sait parfaitement ce qu'il fait :). Sur un sample jazzy de Clifford Brown, Yesterdays (Clifford Brown With Strings, 1955).


Das EFX - Real Hip-Hop (Holt It Down, 1995). Avec ce troisième album, Das EFX s'imposait définitivement comme l'une des références du "real hip-hop". Et qui dit référence et vrai hip-hop dit... DJ Premier. (Samplés : Norman Connors - The creator has a master plan, et bien sûr le classique drumbreak tiré du Papa was too (live) de Joe Tex).
 
 

Jay-Z
- D'evils (Reasonable doubt, 1997). Un album qui figure parmi les classiques du hip-hop, peut-être le meilleur titre de cet album, et aux platines... DJ Premier. Marqué du sceau de l'évidence.


Termanology
- Watch how it go down (Politics As Usual, 2008). Tout semblait promis au jeune Termanology suite à cette première collaboration plus qu'enthousiasmante avec DJ Premier. Malheureusement, le MC du Massachussetts de n'a que très partiellement confirmé depuis.


Capone-N-Noreaga - Invincible (The Reunion, 2000). Le duo du Queens suit le mouvement et choisit une valeur sûre pour ce titre efficace.


Bien sûr, DJ Premier a produit des dizaines (des centaines même) d'instrumentations pour tout ce que New-York, et plus généralement la côte Est, comporte de rappeurs talentueux. Et 10 morceaux choisis arbitrairement ne peuvent que donner un aperçu bien fade du talent du bonhomme. A vous par conséquent de faire votre propre sélection :).

Date de création : 21/04/2011 @ 14:05
Dernière modification : 09/06/2011 @ 17:19
Catégorie :
Page lue 1777 fois


Imprimer l'article Imprimer l'article

Recherche



Un peu de musique
Contact - Infos
Visites

   visiteurs

   visiteurs en ligne

^ Haut ^